Publié le Mardi 8 Juillet 2014 à

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La lente descente aux enfers du parti socialiste de Rumes: le chef de file Christian Gaillet claque la porte

Marie Braquenier

Aux manettes de la commune pendant 30 ans, le puissant Parti Socialiste de Rumes a connu ces dernières années une lente descente aux enfers. Fortement affaibli en termes de sièges aux dernières communales, il doit aujourd’hui composer avec le départ de son chef de file Christian Gaillet qui était aussi le président de l’USC. Rien ne va plus mais le nouveau président des « Rouges », Bernard Deligne, veut « retrouver une unité de travail » et préparer l’avenir avec une équipe jeune.

Démissionnaire, Christian Gaillet - ici avec son petit-fils - dit qu’il continuera à travailler dans l’ombre.

M.B

Démissionnaire, Christian Gaillet - ici avec son petit-fils - dit qu’il continuera à travailler dans l’ombre.

Le départ du chef de file, c’est le coup dur de trop. Celui qui montre en fait que le PS rumois n’est pas parvenu à surmonter la gifle d’octobre 2012 et peut-être plus globalement, le départ de son dernier bourgmestre à la suite du renvoi dans l’opposition en 2006, après une hégémonie incontestée qui remontait bien avant les fusions. 2006 année maudite pour le PS : il perd le duel face aux IC de Michel Casterman à… sept voix près et son patron, Jean Waleckx, jette l’éponge.

Si la cure d’opposition se passe tant bien que mal, la confection d’une liste pour les élections communales d’octobre 2012 s’avère difficile. Des candidats incontournables connaissent des difficultés privées et ne souhaitent pas prendre la tête. C’est alors Christian Gaillet qui s’y colle. Le comptable de Taintignies n’a jamais été candidat et pourtant il doit tenter de tenir tête à un bulldozer nommé Casterman ! « À l’époque, on s’est cherchés pendant un bon bout de temps c’est vrai. Mais quand j’ai accepté la tête de liste, je savais ce qui m’attendait  ».

Il ne s’attendait toutefois pas à une telle débâcle collective : le traditionnel coude à coude avec les IC est loin, le PS perd trois sièges. Du jamais vu !

S’enchaînent le départ pour raisons personnelles et indépendantes de la politique de Martine Donnez et maintenant celui du chef de file aussi président.

«  Aujourd’hui, il faut reconstruire  », confie Bernard Deligne qui reprend les rênes de l’USC.

Conseiller communal actuel et échevin avant 2006, Bernard Deligne a l’expérience pour lui mais il avoue qu’il ne comprend toujours pas les raisons des mauvais résultats «  Peut-être que les Rumois voulaient absolument un bourgmestre de Rumes. La succession de Roger Calimé a été difficile. ll avait su poursuivre l’œuvre d’Henri Soyez, était toujours disponible, très présent  ». Et de déplorer que «  c’est Michel Casterman, lui aussi de Rumes, qui a su prendre cette place…  »

Mais le socialiste ne perd pas espoir parce qu’il veut croire que Rumes est une entité foncièrement rouge. «  Quand on voit le résultat sur l’entité des dernières régionales, on se rend compte que Rumes a encore des bases rouges. Pour un des scrutins, le PS fait 42 % à lui tout seul  ».

Son atout pour le futur s’appelle la jeunesse.

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