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La première gaffe de l'ère Roberto Martinez: le sélectionneur des Diables pensait travailler à huis clos… mais il a dévoilé sa tactique devant la presse!

Fr.L. |

Publié le Lundi 5 Septembre 2016 à


© News

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Une incroyable incompréhension entre le staff et le service presse a permis aux journalistes d’avoir un œil sur la stratégie du nouveau coach pour le match face à Chypre.

Le cran de relevage annoncé dans la professionnalisation autour de l’équipe nationale a visiblement besoin d’une goutte d’huile dans le rouage.

Samedi matin, le noyau des Diables s’est entraîné au centre d’entraînement d’Anderlecht. Quinze minutes à trottiner de cônes en plots pour amuser la galerie (les photographes en premier lieu) et puis silence, on tourne… à huis clos.

Rendez-vous dimanche matin pour une séance ouverte, non pas au public (cela poserait trop de problèmes de sécurité et augmenterait inutilement les coûts un dimanche) mais bien à la presse. Et c’est précisément là que ça se corse. Une incompréhension entre le staff et le service médias de l’Union belge a débouché sur un quiproquo particulièrement cocasse.

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Martinez n’a pas vu les journalistes

Persuadé d’être en train de travailler à l’abri des regards indiscrets après le premier quart d’heure de sa séance, Roberto Martinez a obligeamment dévoilé ses batteries (du moins une partie d’entre elles) pour le match de mardi à Chypre. À sa décharge, le nombre très peu important de journalistes pour un entraînement à l’issue duquel aucun point presse n’était prévu. Ce qui explique sans doute que le technicien espagnol pensait que les badauds présents en zone technique n’étaient en réalité que des membres de l’entourage de l’équipe nationale. Il aurait pu apercevoir la présence de quelques pieds de caméras, mais visiblement, lui comme ses adjoints, n’y ont pas prêté attention.

Alors que pour le service « COM » de la Fédération, rien ne clochait puisque la séance était censée être ouverte… Ce n’est qu’après le départ du bus des Diables que le coach fédéral s’est rendu compte d’une situation, cocasse aux yeux de tous, sauf aux siens… Autant d’indications que le coach fédéral n’avait aucune intention de dévoiler au grand public.

Un branle-bas de combat s’en est ensuite suivi, avec pour clou du spectacle, un communiqué émanant de l’Union belge demandant à la presse « de garder confidentielles les informations tactiques de cette session d’entraînement et de ne pas les rendre publiques, que ce soit en images ou en mots. »

Mais c’était déjà trop tard…