Publié le Lundi 25 Juillet 2011 à

Régions > Tournai > Actualité

Pecq: l'école d'immersion menacée de fermeture

Rédaction en ligne

L’école d’immersion de Pecq pourrait ne pas rouvrir à la rentrée. Entre des documents non renvoyés et le climat politique que l’on connaît dans la commune sont pris en otages près de 150 écoliers qui ont opté pour un enseignement par immersion... Scandaleux!
La directrice de l’école est totalement dépitée. (Ph. B. Libert)

La directrice de l’école est totalement dépitée. (Ph. B. Libert)

Un mail aux parents, un groupe de soutien sur Facebook… la réaction est à la hauteur de l’incompréhension ! En septembre, l’école communale de Pecq pourrait perdre ce qui la différencie des autres implantations : l’immersion. Près de 150 enfants sont concernés, de la troisième maternelle à la quatrième primaire. La raison de cette situation ? Une demande de renouvellement non introduite auprès de la Communauté française. Directrice de l’école communale, Françoise Vansaingèle est dépitée. Elle se dit victime des querelles politiques qui animent la vie locale. “ Au départ, ce document devait être envoyé pour le 31 mars dernier. Il ne l’a pas été parce qu’il y a eu confusion, un fait qui est de ma responsabilité. Mais nous avons obtenu un délai de la part du ministère qui a prolongé le délai jusqu’au 15 juillet. Ce document doit être signé par la pouvoir organisateur de l’école, à savoir le Collège. Je l’attends toujours ”, explique la directrice de l’école de Pecq.

Si le Collège devait renoncer à l’expérience, l’immersion ne disparaîtrait pourtant pas avant quelques années du paysage puisque le décret impose qu’un enfant ayant démarré sa scolarité en immersion puisse la terminer au sein de la même école. Cependant, la classe de troisième maternelle (année de démarrage de l’immersion) ne pourrait plus accueillir de nouveaux élèves en septembre… alors qu’ils sont à ce jour une vingtaine d’inscrits, laissés dans la plus totale ignorance.

En fin de semaine, la directrice a fait parvenir un message aux parents, mais aussi aux enseignants, dans lequel elle dénonce la situation. Des parents ont déjà réagi en constituant un groupe de soutien sur Facebook, alors que les enseignantes quasi toutes présentes ont redit leur adhésion unanime au projet avec une seule restriction, celle de ne pas changer d’école si le projet d’immersion qui, d’année en année, connaît un succès grandissant devait les contraindre à ce changement d’implantation.

Faites de nordeclair.be la page d'accueil de votre navigateur. C'est facile. Cliquez-ici.

Nos partenaires vous proposent