Publié le Mardi 26 Juillet 2011 à

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Tournai: 24 heures au cœur des Urgences

Rédaction en ligne

Non, elles ne ressemblent pas à ce que les séries américaines en montrent. Mais aux Urgences du CHWapi à Tournai, le personnel n’a que rarement le temps de se poser. Rencontre avec une équipe ultra-motivée qui soigne bobos et cas sévères...
Une journée avec le personnel des Urgences. (Ph. B. Libert)

Une journée avec le personnel des Urgences. (Ph. B. Libert)

Dans le couloir, des cris d’enfant. Des larmes aussi. “ J’ai mal, j’ai mal ”. Des parents inquiets, qui serrent des dents. Qui tant bien que mal rassurent leur petit. Et qui ont besoin aussi d’être rassurés par l’équipe soignante. Bienvenue au service des Urgences du CHwapi.

Nous sommes sur le site de Notre-Dame où Nord Eclair a décidé de passer la journée du 21 juillet. De l’intérieur. Une cinquantaine de personnes seront prises en charge aujourd’hui, jour de la fête nationale.

“ Le record a été de 149 sur 24 heures, en mai 2010 ”, se souvient Jean-François Delcroix, infirmier urgentiste. “ En cette période, c’est plutôt calme, ce sont les vacances ”, poursuit Marc Risselin, chauffeur Smur, “ mais certains jours, la liste des gens soignés aux urgences est longue ”.

Près de 80% des personnes sollicitant le service viennent par elles-mêmes ou sont envoyées par leur médecin ou le médecin de garde pour des pathologies les plus diverses. Pour tout et parfois, nous avons pu nous en rendre compte, pour rien. Ou si peu… Plaie ouverte, diabète, entorse, bras cassé, infarctus, douleurs abdominales, maux de tête, un enfant qui fait de la température, des contractions, des cas d’ivresse… Il faut pouvoir gérer cette diversité, mais aussi l’impatience, la nervosité des patients. “ Médecin urgentiste est une spécialité depuis 1993, au même titre que le pédiatre ou le gynécologue. Il en est de même pour le personnel infirmier qui reçoit une formation particulière. Il est spécialisé en urgence, comme l’est le personnel infirmier spécialisé dans les accouchements ou la pédiatrie ”, avec dans le service des urgences cette particularité de confrontation à des situations stressantes.

“ Il y a des débriefings psychologiques, des formations de gestion du stress et de l’agressivité. Il faut garder le dessus sur la personne, déjà en la rassurant. Le patient a besoin de se savoir pris en charge même s’il nous arrive de devoir dire que ça prendra un peu de temps ”. Et notamment en raison du degré d’urgence que le médecin détermine. Ce qui explique qu’une personne venant d’arriver pourrait être prise en charge plus rapidement qu’une autre qui attend pourtant en salle d’attente depuis un certain moment. Plusieurs éléments contribuent à déterminer ce degré d’urgence: l’accueil au secrétariat, le passage par ce que l’on appelle l’infirmier de tri qui, sous la supervision du médecin, détermine la pathologie, prodigue les premiers soins, organise les examens complémentaires, oriente et organise la suite des événements au sein du service. L’échelle de gravité utilisée au sein du service des urgences du CHwapi compte ainsi 5 niveaux.

Un modèle international. Et c’est aussi le médecin urgentiste qui en appelle, si le cas présent le nécessite, à un spécialiste pour une intervention plus pointue, comme un acte chirurgical par exemple.

albert desauvage

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