Publié le Samedi 18 Juin 2011 à

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Tournai: Delannois veut fermer les dancings à 5h

a.D.

Alors que l’ancien Stefens Café va rouvrir ses portes en juillet sous le nom de Club One, l’échevin tournaisien de l’Urbanisme, Paul-Olivier Delannois, entend imposer aux discothèques les mêmes conditions d’exploitation que les cafés.
Fermer les dancings à 5h? L’échevin Paul-Olivier Delannois veut en parler avec les patrons.  B.L. et afp

Fermer les dancings à 5h? L’échevin Paul-Olivier Delannois veut en parler avec les patrons. B.L. et afp

Voilà qui ne va pas susciter un grand enthousiasme dans le chef de tous les exploitants qui, petits ou grands, sont une petite dizaine à Tournai. L’échevin PS Paul-Olivier Delannois souhaite imposer une heure de fermeture aux discothèques tournaisiennes.

A l’image de ce qui fait pour les cafés qui doivent fermer leurs portes à 5h du matin. “ C’est une réflexion que je mène depuis plusieurs mois ”, précise-t-il, après avoir refusé par crainte de nuisances un permis d’environnement aux patrons du D-Tren sur le complexe Imagix. Si le dossier D-Tren est aujourd’hui au frigo, “ dans les prochaines semaines, un autre établissement devrait rouvrir des portes à la chaussée de Bruxelles ”. Le One Club occupera l’ancien Stefens Café sans la nécessité d’un permis d’environnement.

“ Le précédent club ayant fermé il y a moins de deux ans, le permis précédent est toujours valable, mais nous sommes en droit de nous interroger sur le respect des conditions qui avaient été émises en 2004 ”, lorsque le ministre Lutgen avait accordé le permis d’environnement malgré l’avis négatif de la ville de Tournai et du fonctionnaire délégué de la Région wallonne. Une lettre a donc été envoyée aux futurs exploitants, qui se trouvaient auparavant sur le site d’Imagix Mons, détruit en partie par un incendie, pour qu’ils précisent leurs intentions en matière de respect de ces conditions.

“ Ma crainte porte là-aussi sur la sécurité. L’établissement va attirer du monde et on risque à nouveau d’avoir des voitures stationnées le long de la chaussée de Bruxelles jusqu’à la bretelle d’autoroute ”, craint le Premier échevin.

Au-delà de la problématique du stationnement, Paul-Olivier Delannois n’écarte pas les autres nuisances qu’entraînent ces établissements et les risques encourus par les jeunes en matière de consommation d’alcool et de drogue.

“ Il n’est pas rare qu’un jeune automobiliste victime d’un accident à 8h du matin venait en fait de sortir d’un dancing. Et je ne peux m’empêcher de penser que face à ces jeunes, il y a parfois d’autres personnes qui y sont impliquées sans le vouloir. Evidemment, il n’est pas ici question de s’en prendre à un établissement, mais de songer progressivement à harmoniser tout ce qui existe à Tournai”.

Mais voilà, si une dizaine de lieux sont concernés à Tournai, la plupart ont un permis valable pour plusieurs années encore.

Pour les plus récents, les nouvelles conditions d’exploitation semblent déjà avoir été imposées.

“ Je m’attaque à un mastodonte ”, reconnaît volontiers Paul-Olivier Delannois, “ mais je me dois de le faire espérant en cas de réussite ou de consensus faire tache d’huile vers les entités voisines ”...

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