Mont-sur-Marchienne: une bagarre au resto grec
Anne Dauchot.
Photo News (prétexte)
Mais il y a eu des petits os dans le programme des réjouissances, lorsque Stillianos, le fils de la maison, s’est disputé avec sa petite amie, Julie.
“elle a été maxaudée ”
Enfin “ disputé ”, c’est vite dit: selon le substitut Marie-Hélène Mascart, Stillianos était fou furieux parce qu’il n’avait pas réussi à joindre la demoiselle sur son portable de la journée et il le lui a bien fait sentir, à coups de pied et à coups de poing, dans l’appartement qu’il occupait au-dessus du resto familial. “ Cette petite jeune fille n’avait que 16 ans: elle a reçu des gifles, des coups de poing en plein visage, des coups de pied. Il l’a traînée au sol par les cheveux. Un traitement absolument abject et dégradant ” s’emporte la magistrate qui “ bouillonne ” face à ces exactions. La suite, bien sûr, c’est que la demoiselle a surgi en pleurs dans le restaurant, au milieu des clients médusés, poursuivie par un Stillianos toujours pas calmé. Certains clients ont filé, d’autres ont appelé la police. Emmanuel, lui, s’est interposé. Il a reçu des coups de brique, explique-t-il, et un coup de barre de fer sur la tête qui lui a valu une dizaine de points de suture à la tête au lieu de bougies sur son gâteau...
pourquoi si tard?
Stillianos était bel et bien présent à l’audience hier matin: il demandait le report de son procès parce que son avocat était indisponible pour l’assister. Une demande assez classique devant un tribunal, mais à laquelle le Parquet s’est catégoriquement opposé hier. “ C’est un dossier qui date de 2006, qui a déjà subi 16 remises, toujours à la demande du prévenu. Cette fois, c’en est trop, il faut en finir ” a scandé Marie-Hélène Mascart. Heureusement, Stillianos ne s’est plus fait remarquer des autorités judiciaires depuis cette scène de 2006, “ mais il est nécessaire de lui faire un rappel solide de la loi ”.





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