Publié le Mardi 22 Octobre 2013 à

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Les étrangers s'inspirent de Mouscron

S.L.

Une délégation étrangère qui vient s’inspirer de Mouscron, cela n’arrive pas tous les jours. Pourtant, lundi, des Canadiennes et une Israélienne sont venues s’inspirer du programme Viasano, pour lequel Mouscron est ville pilote.


La délégation a notamment visité, et testé, les nouveaux modules sportifs du parc communal.

S.L.

La délégation a notamment visité, et testé, les nouveaux modules sportifs du parc communal.

Viasano est un programme qui vise à lutter contre l’obésité et le surpoids en Belgique. En 2007, Mouscron est devenue ville pilote pour ce programme. Au début, les gens se moquaient un peu de «  Brigitte Aubert et ses carottes  ». Mais petit à petit, le programme a porté… ses fruits. En effet, un rapport scientifique a démontré que la prévalence du surpoids a diminué de 22 % entre 2008 et 2010 à Mouscron et à Marche-en-Famenne, les deux villes pilotes. Dès lors, ces villes sont devenues des exemples en matière de santé et de lutte contre l’obésité. «  Mouscron est une ville qui a mis les moyens humains, mais aussi financiers  », précise Mireille Roillet, coordinatrice nationale de Viasano. «  Il y a deux diététiciennes et des animateurs qui peuvent mettre en place des actions dans les écoles et auprès de différents acteurs locaux. Une équipe qui met également la semaine Viasano sur pied.  »

Deux délégations étrangères

Un exemple montré à des délégations étrangères. Lundi, l’échevine de la santé a ainsi reçu deux membres du ministère de la Santé canadien ainsi qu’une pédiatre Israélienne, menant le programme « Healthy Living » en Israël. Durant une journée, les participantes ont découvert le programme Viasano. Elles ont d’abord vu les panneaux faits par des enfants qui seront bientôt installés dans la Ville. Ensuite, elles sont allées au parc communal pour voir les aménagements sportifs qui ont été installés et discuter avec l’un des animateurs qui organisent des activités sportives. La délégation étrangère a aussi rendu visite à l’école communale de Luingne, avant d’aller voir la Maison de la Santé.

Durant cette journée, les participantes ont pu se faire une idée de la façon dont fonctionne le programme Viasano à Mouscron par rapport à leur pays. Ce qui a surtout marqué le docteur Rachel Wilf-Miron, c’est l’implication politique. «  Dans mon pays, la plupart des maires ne se soucient pas de la santé. Ils ne comprennent pas que s’ils promouvaient la santé des jeunes enfants, les gens viendraient vivre dans les villes. Et dans ces villes, la valeur des maisons et des commerces serait plus élevée, les villes prospéreraient. Mais ils ne voient pas le rapport… », explique la pédiatre israélienne. Elle aimerait d’ailleurs importer chez elle ce système où les pouvoirs locaux sont impliqués, tout comme les membres d’une structure nationale comme Viasano. «  Si vous avez un bon soutien national, mais pas de pouvoir politique, rien ne peut changer. Si vous avez le pouvoir politique, sans le soutien national, ce sera plus lent, mais cela avancera. Ce que je prendrais donc à la maison, c’est cette combinaison du national et du pouvoir local.  » Les canadiennes ont, elles, été étonnées par le peu de partenaires privés qu’a la Maison de la Santé à Mouscron. «  En Belgique, c’est tellement compliqué… Mais c’est un point que j’aimerais creuser à l’avenir  », a expliqué Brigitte Aubert.

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