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Bruxelles

Assises: le compagnon de Magda pas proxénète

L’accusé portait des accusations sur le compagnon de son ex.

L’accusé portait des accusations sur le compagnon de son ex.
    Le compagnon de la victime au moment des faits a témoigné, mercredi, devant la cour d’assises de Bruxelles. Il a démenti certains propos qui avaient été tenus par l’accusé à son encontre.

    Rédaction en ligne

    Saïd Abghounni, accusé d’avoir assassiné son ex-épouse, Magda André, le présentait comme un proxénète et affirmait qu’il complotait contre lui.

    Le compagnon de Magda André a dit n’avoir jamais appartenu au milieu de la prostitution comme l’avait avancé l’accusé. Il a également démenti avoir participé, avec Mme André, à un complot d’enlèvement ou d’assassinat à l’encontre de M. Abghounni.

    Il a dit avoir entretenu avec Mme André une relation amoureuse mais discrète. “Elle m’a toujours dit qu’elle travaillait comme serveuse dans un bar et je n’ai jamais cherché à en savoir plus”, a-t-il répondu à la question de Me de Quévy qui souhaitait savoir si celle-ci était entraîneuse dans ce bar. Il affirme qu’il ne souhaitait pas, à ce moment, s’impliquer trop dans cette relation à cause des problèmes que posait son ex-époux.

    L’avocat général, M. Marchal, a rappelé aux parties et à la cour que c’est Mme André qui avait la garde exclusive de l’enfant. “Il faut donc cesser de questionner les témoins à propos de ses éventuels refus de laisser M. Abghounni voir sa fille”, a-t-il dit. Suite à ce commentaire, le 11e juré s’est senti rabaissé, selon ses mots, par l’avocat général. Outré, il a estimé qu’il avait le sentiment de perdre son temps si l’on s’opposait à ce qu’il pose certaines questions.

    Le ministère public a demandé la réclusion de ce juré. Après une suspension d’audience de quelques minutes, la cour a rendu un arrêt stipulant que ce juré ne serait pas remplacé étant donné qu’il n’a pas exprimé une opinion sur l’affaire, et que donc, le principe de l’impartialité et celui du procès équitable étaient préservés.

    Par ailleurs, durant cette interruption d’audience, un incident a eu lieu entre l’accusé et une personne du public. Il s’agirait d’un proche de la famille de la victime, Mme André. L’accusé l’aurait insulté alors qu’il retournait vers sa cellule et que la personne en question se trouvait dans la salle.

    Le ministère public a demandé qu’un procès-verbal soit dressé. Jeudi, il en sera fait état à l’audience et le chef de la sécurité, témoin de l’incident, ainsi que la personne qui était visée seront éventuellement entendus par décision de la présidente de la cour, en vertu de son pouvoir discrétionnaire.

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