Yves Duteil en concert à Mouscron ce dimanche

Yves Duteil est en concert au centre Marius Staquetà 17h. sudpresse

Yves Duteil est en concert au centre Marius Staquetà 17h. sudpresse
    Dimanche, à 17h, au centre Marius Staquet, le chanteur Yves Duteil vous emmène à la découverte de son dernier album, “ (fr)agiles ”. C’est un concert qu’il conçoit comme un moment de partage dans un cadre acoustique, à la guitare ou au piano, en compagnie de deux musicos

    daniel foucart

    Deux mots viennent immédiatement à l’esprit pour qualifier l’album “ (Fr)agiles ” qui est le fil rouge du concert parsemé de quelques reprises: chaleur et douceur. Chaleur en raison des couleurs musicales apportées par Art Mengo (“ Si j’étais ton chemin ” et “ la note bleue ”, hommage jazzy à Claude Nougaro) et Véronique Sanson, dont la touche swing est reconnaissable entre mille sur “ Sur le clavier du grand piano ”. Et douceur, en raison des textes, toujours aussi bien ciselés, dont le contenu renvoie au titre “(Fr)agiles ”: fragilité d’une femme battue ( “ Où vis-tu, Pauline? ”), fragilité de l’enfance (“ Si j’étais ton chemin... ”), fragilité de la terre (“ deux enfants de Tamil Nadu ” et “ terre humaine ”), fragilité des sentiments (“ fragile ”), etc.

    C’est l’éloge de la fragilité. “ La fragilité et non la faiblesse ”, précise Yves Duteil. “ La fragilité qui révèle l’homme dans toute son humanité. Sans cette fragilité, l’homme s’isolerait de ce qui le sensibilise . Il est fragile, par exemple, devant les forces de la nature, qui peuvent être dévastatrices, mais c’est cette fragilité qui lui fait prendre conscience de la protéger. La fragilité implique l’humilité ”.

    Fragile, mais pourquoi agile, qui constitue le jeu de mots du titre de son album? “ Parce que l’agilité renvoie à l’intelligence de l’homme. L’agilité lui a permis de sacrément évoluer depuis l’existence de l’humanité, en dépit de ses imperfections. C’est notre atout ”.

    Lorsque nous faisons remarquer à Yves Duteil que la douceur ou la fragilité n’est pas tellement dans l’air du temps, il ne peut que confirmer: “ C’est vrai que pour avoir l’oreille des médias, il faut se distinguer par le mal qu’on peut dire des autres, par la vulgarité, par la violence parfois. Il faut faire du bruit pour être entendu. La douceur qu’on confond trop souvent avec de la faiblesse est difficile à assumer. Pour être doux de nos jours, il faut paradoxalement être costaud, avoir les reins solides” (suite de l’interview dans l’édition de ce jeudi 7 octobre)

    À NOTER Réservation :

    00.32.(0)56/86.01.66