Mouscron: Dryon répond aux accusations

Trop c’est trop pour le tandem Dryon-Callens j.k.

Trop c’est trop pour le tandem Dryon-Callens j.k.
    Absent lors de la réunion extraordinaire organisée par les syndicats ce lundi, Pascal Dryon n’a été ménagé par personne. Il a tenu à mettre les choses au clair et démontrer qu’il ne veut pas uniquement faire du business. Et tout cela sans langue de bois...

    jordan kasier

    Les commentaires n’ont pas été tendres à votre propos dans le dossier DPF. Votre position?

    C’est une véritable mascarade digne de la commedia dell’arte. On était prêt à tout stopper en lisant tout ce qui avait été dit sur nous. On nous accuse d’être des hyènes en prétextant que nous avons racheté le fonds de commerce pour une bouchée de pain. Que ceux qui disent cela se demande pourquoi personne ne s’est manifesté pour sauver cette boîte. Ces gens-là n’ont pas connaissance du dossier. OK, on met 300.000€ pour le fonds de commerce. Mais à côté de ça, il y a encore le déménagement qui nous coûtera la bagatelle de 400.000€, la station d’épuration: 250.000€ et le fonds de roulement (création d’un nouveau stock) pour près de 500.000€. En tout et pour tout, nous avons investi près d’1,5 million d’euros.

    La curatelle a été critiquée. Quel est votre point de vue?

    Ils ont fait preuve d’amateurisme et devraient prendre des cours de communication car elle a été catastrophique. Ils n’ont pas respecté le délai, qui avait été fixé au 10 mars par le tribunal de commerce. Ils ont voulu vendre à tout prix. Mais pourquoi? Le premier couac a commencé avec les machines. Le listing que nous avons en notre possession démontre bien que nous avons racheté 9 machines à teindre. Or il n’y en avait que plus que deux. Les sept autres étaient entre les mains des sociétés de leasing. Certaines machines, qui appartenaient à la curatelle, s’étaient retrouvées sur le site d’une société de vente, avant même la vente prévue en avril. Et ne parlons pas du stock. Ils savaient bien que nous serions intéressés par le stock d’écrus et de produits finis. C’était vital pour la reprise des activités. Le pire, c’est qu’on me fait passer pour le méchant et on me demande gentiment de payer deux fois, c’est inadmissible à ce niveau. On s’est vraiment bien fait avoir, mais heureusement on croit en ce projet.

    Ne regrettez-vous pas d’avoir été absent à la réunion?

    Oh que oui! Si j’avais été là, je vous prie de croire que les choses ne se seraient pas déroulées de cette façon. Je ne me serais jamais laissé insulter de la sorte. Nous avons été salis. Que vont penser de nous nos ouvriers actuels et nos futurs? Qu’ils se rassurent, nous ne sommes pas des négriers et nous n’avons de leçon à recevoir de personne dans le milieu de l’industrie. Que les choses soient claires.

    On parle d’une garantie d’emploi jusqu’en 2011 et après?

    Si l’activité reprend de manière rentable, on peut aller jusqu’en 2020,2030... Je ne vois pas pourquoi on a tenu à nous imposer une garantie d’emploi jusqu’en 2011. Ils avaient peur de quoi? Si nous avons investi pour reprendre une entreprise, ce n’est pas pour délocaliser ou virer tout le monde après 6 mois. Soyons raisonnables.