RSS

Tournai

Tournai : mort d’un plongeur dans une carrière

A l’ origine du drame, une erreur humaine sans doute.  B.L.

A l’ origine du drame, une erreur humaine sans doute. B.L.
    Un nouveau drame s’est déroulé hier à la carrière de Barges. Comme c’est le cas dans la plupart des accidents de plongée, il semble que ce soit plus une erreur humaine qu’un problème technique qui soit à l’origine du décès d’un plongeur français.

    Rédaction en ligne

    Ce dernier faisait partie d’un groupe venu s’entraîner à Barges comme beaucoup en ont l’habitude. On connaît la dangerosité du lieu: une carrière profonde de 45 mètres qui se révèle aussi très sombre. Mais ces éléments permettent aux plongeurs d’évoluer dans un milieu qui aiguise au mieux leur formation. Les plongeurs belges, habitués à ce genre d’environnement ont une haute réputation dans le milieu.

    Malheureusement, ce dimanche, c’est probablement la panique qui a eu raison d’un homme né le 10 mars 1955. Ce dernier était descendu avec son instructeur pour effectuer un exercice à grande profondeur. Les deux hommes se trouvaient à une profondeur de 40m. Le but pour l’élève était de gonfler petit à petit le gilet de son instructeur. Une opération qui permet de remonter vers la surface naturellement. Apparemment, l’élève a effectué l’opération de façon trop rapide. L’instructeur s’est donc rapidement élevé, perdant le contact avec son élève. Le temps de redescendre, l’homme avait disparu. C’est une seconde équipe de plongeur qui a découvert le corps couché au fond de la carrière. Le temps de le remonter à la surface pour y effectuer les tentatives de réanimations. Massage cardiaque, respiration artificielle, mais rien n’y fit malheureusement. Le Smur est également intervenu rapidement sans pouvoir le sauver. Le décès du plongeur, Gilles Coucq, qui aurait eu 55 ans le 10 mars a bien dû être constaté.

    Gille Coucq était domicilié rue de l’Église, n o3 à Douchy-Lez-Hayette (F).

    Ce n’est pas la première victime constatée à la carrière de Barges. Mais contrairement à ce que l’on serait tenté d’affirmer, les causes sont essentiellement dues au manque de prudence ou à une défaillance humaine. C’est excessivement rare de constater qu’une raison technique est à la base des accidents de plongée. Mais il ne faudrait pas minimiser l’importance de la formation des plongeurs, confrontés à de telles conditions. On ne se lance pas à la sauvette dans les eaux de barges au sortir de l’apéro. L’entraînement commence en piscine ou l’acclimatation avec ce milieu hostile se fait petit à petit. Quand les gestes de base sont acquis, les premières plongées en milieu naturel peuvent commencer. Là aussi, des paliers sont à respecter. Règle de base: on ne plonge jamais seul mais par palanquées, soit des groupes de 2 à 3 plongeurs. Cette règle permet en cas de difficulté d’être assuré du soutien d’un collègue. La plongée est certes un sport dangereux, mais quand tous les paramètres sont bien gérés, les risques d’accidents sont minimes.

    Malheureusement pour Gilles Coucq, c’est probablement la panique qui l’a assailli lorsqu’il a vu son instructeur filer vers la surface, le gilet gonflé trop vite. Un cas malheureux parmi les quelques 25.000 plongées recensées en moyenne dans la carrière de Barges.

    Didier Tondreau

    Page 1/1 :|1

    Les commentaires (2)

    Le 14/02 à 18h54denyma
     Bonjour je voudrais savoir si l'auteur de l'article pratique la plongée subaquatique ? Le fait de voir son moniteur remonter ne peut pas expliquer un accident. Un plongeur formé est parfaitement capable de remonter seul. Donc avant de faire un commentaire, il serait normal d'attendre les résultats de l'enquête sur les causes réelles du problème. L'information aurait été de rapporter qu'un accident avait eut lieu et non de faire un procès d'intention sur les plongeurs français ou autres. Je regrette amèrement cet accident. La plongée n'est pas un sport à risque mais avant tout un loisir. Le milieu aquatique n'est certes pas notre milieu naturel et des dangers existent il est vrai. Alors ne faisons pas de procès d'intention sans avoir toutes les données en mains. Cordialement

    Ce message est choquant, diffamatoire ou déplacé?: avertissez-nous!

    Le 08/02 à 13h38asphodele
     Pq faire des exercices dans des eaux froides si ce n'est pour cause de réforme de brevet ou par incitation à le faire?..Je plonge depuis 15 ans et en hiver je fait ca relax sans exercice justement pour éviter le pire, on a des limites meme si la technologie nous permet de faire plus nous sommes fragile dans ce milieu qui n'est pas le nôtre.La prudence et le bon sens aurait éviter ce drame.asphodele

    Ce message est choquant, diffamatoire ou déplacé?: avertissez-nous!

    Déposer un commentaire
    S'inscrire Vous êtes responsable de ce que vous publiez, aussi bien civilement que pénalement. Sont donc interdits sur ce site les propos: diffamatoires, haineux, obscènes, injurieux, menacants, racistes, illégaux ou ne respectant pas la vie privée des personnes.
    Quelques règles de bonnes conduites avant de réagir.
    Les champs marqués d'un astérisque (*) sont obligatoires.

    Il y a 2 commentaires.

    Page 1/1 :|1

    Rossel Advertising