Antoing: Je veux aller en pension!
publié le 02/09/2010 à 15h42
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Eux, leur rentrée, ils l’ont déjà faite mardi soir. Et, à côté de leur cartable, ils avaient une valise. Ils ont dit au revoir à papa et maman et ils ont découvert les chambres qui seront les leurs pour l’année scolaire. C’est triste?
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Allez donc visiter l’internat du Val d’Escaut et vous regretterez de ne pas avoir été en pension...
“ Ça s’est vraiment magnifiquement passé ”, raconte Bertrand Destrebecq, le directeur de l’internat. “ Il n’y a même pas eu de larmes... C’étaient de grandes retrouvailles, même entre les parents. Beaucoup de nouveaux avaient déjà un frère ou une sœur dans l’établissement. Ça aide... ”.
Quant aux anciens, ils savaient à quoi s’attendre et donc aucune raison d’avoir un coup de blues.
Les copains, les éducateurs, le grand parc (avec ses arbres classés), les salles de télévision, la bibliothèque, les mini-foot et la table de ping-pong étaient bien à leur place.
Depuis une semaine, M. Destrebecq et son équipe (d’éducateurs et de personnel administratif et ouvrier) étaient sur le pont pour que tout soit prêt. Tout l’était, même si -météo oblige- on terminait en vitesse de tailler les arbustes qui moutonnent sous la façade.
Enfants de bateliers
“ La plupart de nos pensionnaires reviennent d’année en année ”, explique M. Destrebecq. “ Ceux qui ont 20 ans sont ici depuis l’âge de 6 ans et ils ont leurs habitudes. Bien sûr, la première fois, c’est plus difficile, surtout que certains enfants arrivent à 6 ans alors qu’ils n’ont jamais quitté leur bateau, même pour aller en maternelle ”.
Bateau? L’internat d’Antoing est en effet l’un des rares en Wallonie (avec Ferrière et Huy) à accueillir essentiellement des enfants de bateliers: ils forment les deux tiers de l’effectif de 76 garçons et filles en âge de scolarité -compris au sens large-, c’est-à-dire de 5 ans et demi à près de 20 ans. Hier, les garçons étaient au complet et il ne restait que deux places vacantes chez les filles.
“ Le fait d’accueillir beaucoup d’enfants de bateliers demande une organisation particulière ”, précise M. Destrebecq. “ L’internat est ouvert 7 jours sur sept, et bénéficie certainement d’une ambiance spéciale: quand il ne reste qu’une dizaine d’enfants le week-end, cela crée forcément une relation plus familiale avec les éducateurs. Et puis il y a la mixité sociale, c’est un enrichissement mutuel, des liens se créent. Aujourd’hui, il arrive que des enfants de bateliers invitent des copains ou copines “ terriens ” sur le bateau pour le week-end. Ça, on ne le voyait pas avant: le monde des bateliers était beaucoup plus fermé ”.
Bien d’autres choses ont changé au fil du temps. L’internat d’aujourd’hui n’a vraiment plus rien à voir avec le pensionnat d’hier. “ La menace du genre: “ si tu n’es pas sage, tu iras en pension ” n’a vraiment plus lieu d’être ”, sourit Bertrand Destrebecq. “ Ceux qui penseraient encore comme cela seraient déçus... ”.
Le directeur ne rechigne d’ailleurs pas à faire visiter son établissement à qui le souhaite. Et on comprend qu’il en soit fier.
Et puis, en plus des salles de télévision et de la salle de jeux, il y a le parc avec des arbres tellement vénérables qu’il faut une autorisation de la Région wallonne pour élaguer la moindre branche...
Je veux aller en pension! Si c’est à Antoing...
Le 03/09 à 10h16Mathilde
L'internat d'antoing est un très bon internat !
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