Roucourt: infernal, le son des cloches?
publié le 04/09/2010 à 14h19
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Cela fait un an et demi que les cloches de l’église de Roucourt ont été réparées. Depuis, l’Angélus retentit trois fois par jour dès 8h. Certains riverains demandent de le mettre en sourdine le week-end pour qu’ils puissent profiter de leur paisible village.
Rédaction en ligne
Les habitants de Roucourt se font la guerre autour de l’église depuis un an et demi. Tout a commencé quand les cloches de Saint-Géry ont été réparées.
Dans le camp des “ contre ”, on retrouve Natacha et Xavier Homerin, qui résident au pied de l’église en question.
“ Ce n’est pas le bruit des cloches qui sonnent l’heure qui nous dérange, c’est juste l’Angélus ”, explique Natacha. L’Angélus retentit beaucoup plus fort et plus longtemps à 8, 12 et 18 heures. Il était sonné, dans le temps, pour indiquer l’appel à la prière.
“ Il ne sonnait plus depuis 1950. Il a repris il y a un an et demi et on nous l’a imposé. Dans la semaine, ce n’est pas encore dérangeant. Le plus embêtant ce sont les week-ends et les vacances. Les enfants et nous-mêmes, sommes réveillés à 8 heures en fanfare et plus moyen de se rendormir. ”
Et avec ça, les chiens du voisin d’en face en rajoutent une louche en faisant le loup... Natacha a bien prévu un oreiller pour atténuer le son, mais rien n’y fait. Elle et sa famille ne s’y habituent pas.
“ On voudrait retrouver notre droit à faire la grasse matinée. Parce que 8 heures, c’est trop tôt. Les enfants sont fatigués. Nous sommes bien conscients qu’il y a des choses plus graves dans la vie, mais dormir c’est important. ”
Le clan des “ contre ” lancerait bien une pétition, mais ces riverains ne pensent pas que le résultat serait surprenant.
“ Avec plusieurs voisins, on se demande pourquoi on a remis l’Angélus en route. Ça fait parti du patrimoine... Oui, mais celui-ci n’avait plus résonné depuis 60 ans. Et en plus, on n’a même pas consulté les riverains. ”
La famille Homerin et d’autres riverains ont déjà contacté le doyen de Péruwelz.
Mais il leur a rétorqué qu’il ne savait rien y faire. Ils tenteront leur dernière chance pour faire cesser leur calvaire, ce samedi, auprès du bourgmestre.